Fondation Hartung-Bergman

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« HARTUNG STUDY » : DE LA PERFORMANCE ARTISTIQUE A LA PERFORMANCE SCIENTIFIQUE

Abraham Poincheval est entré le 11 juin 2021 dans un habitacle pour regarder 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 une seule et même œuvre de Hans Hartung : T1989-A40. La performance, dite « Hartung study » est en soi un événement artistique extraordinaire. Mais c’est aussi un grand événement scientifique qui se déroule en plusieurs phases.
L’activité cérébrale d’Abraham Poincheval est enregistrée à l’aide d’un Électroencéphalogramme (EEG) et 10 électrodes. L’appareillage objective les variations dans son état de vigilance et distingue les phases d’éveil, de sommeil, de rêve, de contemplation ou d’hallucination. En parallèle l’artiste note au magnétophone ses traversées subjectives d’états modifiés de conscience. Ainsi, l’expérience esthétique se double d’une recherche scientifique pour analyser, une semaine durant, les parallélismes entre la phénoménologie des états de conscience et le tracé chronobiologique des ondes cérébrales d’Abraham Poincheval face au tableau de Hartung.
 
      Grâce au concours d’une équipe de chercheurs dont l’une des meilleures spécialistes mondiales du sommeil, Sylvie Royant-Parola, au réseau Morphée, au laboratoire Interpsy de l’université de Lorraine du Pr. Thomas Rabeyron, au mécénat de Compumédics, à la coordination d’Yves Sarfati qui est psychiatre et historien de l’art, grâce à de nombreux partenaires qui ont soutenu techniquement ce projet, une moisson de données sera bientôt récoltée.
 
      Le jeudi 1er juillet à 18 heures, aura lieu une première rencontre à la galerie Perrotin pour évoquer le potentiel de ces informations cliniques et electrobiologiques. C’est ensuite une analyse sur un temps plus long qui permettra d’interpréter les data récoltées : séminaires de recherche, travaux universitaires, publications vont faire émerger une matière inédite sur la perception et la conscience.
 
Ce projet est organisé avec le soutien de la Chaire Arts & Sciences de l’École polytechnique, l’École des Arts Décoratifs-PSL et la Fondation Carasso.
Avec le soutien de Compumedics.