Fondation Hartung-Bergman

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« HANS HARTUNG, LA PEINTURE POUR MÉMOIRE » UNE MONOGRAPHIE DE PIERRE WAT, ÉDITIONS HAZAN.


La dernière grande monographie sur Hans Hartung fut rédigée par Pierre Daix voilà maintenant 30 ans au moment où l’artiste disparaissait et laissait derrière lui une œuvre considérable, mais dont la dernière période n’était pas encore suffisamment comprise ni connue. Il était temps de réactualiser ce travail colossal et historique et c’est Pierre Wat, qui fut justement lauréat du prix Pierre Daix en 2018, qui s’est attelé à ce chantier. Les éditions Hazan publient donc cet automne un ouvrage appelé lui-même à faire date : Hans Hartung, la peinture pour mémoire.

Pierre Wat a travaillé au plus près des œuvres et en concertation constante avec les équipes de la Fondation pour restituer à la fois les multiples expérimentations de l’artiste et l’unité qui sous-tend sa longue vie.

Le livre de Pierre Wat, sans négliger la dimension biographique de Hartung, se concentre surtout sur la qualité et le sens de sa production artistique et s’appuie sur une iconographie extrêmement riche. L’ouvrage est donc un objet qui rend pleinement hommage à ce que fut et à ce que fit Hartung.
 

En voici par ailleurs la présentation de l’éditeur :

Figure incontournable de l’art moderne et acteur marquant de l’abstraction, Hans Hartung (1904-1989) n’a eu de cesse, sa vie durant, de laisser derrière lui des souvenirs de son activité : un « autoportrait » en mots, qu’il publie en 1976, d’autres mots encore, des archives, des œuvres, entrelacés… Pour mémoire.

Ecrire sur Hans Hartung c’est suivre cet homme à la trace, c’est se confronter à ce legs, conservé aujourd’hui dans le lieu même de sa vie et de sa peinture : la maison qu’il a construite avec sa femme, l’artiste Anna-Eva Bergman, devenue Fondation Hartung-Bergman. Hartung voulait que cet endroit, et ce qu’il contenait, soient dédiés à la recherche.

Cette monographie, née de ce souhait, est la première de cette ampleur. Pierre Wat l’a pensée comme une longue conversation avec le peintre. Confrontant les dires, les archives et les œuvres, quelque chose de cette vérité de Hartung, celle qu’il voulait qu’on cherche, surgit.

Artiste prolifique, Hartung a laissé une œuvre immense, dont l’auteur a pu s’imprégner, pas à pas, année après année, parfois heure par heure, des premières aquarelles abstraites de 1922 aux dernières toiles peintes à la sulfateuse de jardin, en 1989. Ce choix d’appeler dans chaque œuvre la mémoire d’un moment, d’un geste, d’une intention, a mis en évidence, au-delà des changements de rythme, de méthode, d’instrument, la continuité profonde qui guide le peintre, dès l’origine.

Le temps de Hartung est spiralé, il avance en prenant en compte le passé, afin d’en produire, sans cesse, la relève. Dans ce jeu entre connaissance et sensation, un artiste incroyablement singulier, loin des clichés « lyriques » qui lui ont longtemps collé à la peau, émerge. Un homme pour qui l’art est à la fois exploration et mémoire, enquête sur soi et captation du monde, infiniment.


Pierre Wat,Hans Hartung, la peinture pour mémoire
Éditions Hazan
2019
ISBN : 978 2 7541 1082 2
99 €
À paraitre le 2 octobre 2019
Pour plus d’informations cliquer ici.